Lisandru Colonna d'Istria
Responsable de l’Instruction civique
Né en 1823 à Pitretu è Bicchisgià
Il conçoit 30 écoles cantonales dont celle du village et en 1847 débutent les travaux des chemins vicinaux.
A la moitié du XIXème siècle sera tracée la route nationale en remplacement du chemin d’Ajaccio à Sartene qui serpentait en contre bas. Les cabanes de chantier de Penta préfigurent en 1840 ce que sera le futur hameau. La route d’Aullène (actuelle D 420) sera ouverte à partir des années 1920 et celle de Porto Pollo dans les années 1860. Le village deviendra alors une halte obligatoire pour les voyageurs.
Véritable carrefour du sud, son économie d’échanges commerciaux dépendra entièrement des routes. Transport du bois, exportation de fruits, commerces et artisanat y prospèrent, la renommée de la pâtisserie locale atteint des sommets qui dépasseront les frontières de la région. Les diligences laisseront place dès 1907 au premiers transports automobiles Ajaccio-Sartene.
En 1931 l’agglomération comptera 1572 habitants pour atteindre 1605 en 1936.
ALEXANDRE IGNACE
Premier Président de la Cour d'Appel de Bastia.
Né en 1782 à Suddacaro, il s’éteignit en 1854.
Ignazio Alessandro Colonna d'Istria fait ses études à l'université de Pise; avocat à la cour d'appel d'Ajaccio, nommé, en vertu d'une dispense d'âge, procureur impérial près le tribunal de première instance d'Ajaccio par décret du 4 pluviôse an XIII (24.1.1805), il continue l'exercice de ses fonctions jusqu'au 27.8.1811, date à laquelle il est nommé procureur général en la cour impériale d'Ajaccio, avec une autre dispense vu son âge (29 ans) succédant ainsi au procureur général Chiappe, son futur beau-père. Dans ses fonctions en 1814, il s'oppose aux anglais qui désiraient que la justice soit rendue au nom de George III, roi de Grande-Bretagne. La cour refuse d'obtempérer à cette demande, à l'unanimité, sur les réquisitions d'Ignace Alexandre. Il est confirmé dans le titre de comte héréditaire d'Istria pour son attitude durant l'occupation anglaise de la Corse par lettre patente du 5.10.1825. Il est président de chambre à la cour royale de Nîmes le 8.12.1818 où il exerce jusqu'au 28.6.1823, date à laquelle il est nommé premier président de la cour royale de Bastia. Il épouse en 1812 Maria Cecilia Chiappe, fille de Pietro Francesco Chiappe, procureur général à la cour d'appel d'Ajaccio. Sous Louis Philippe, il resta quelques temps en disgrâce, mais sa carrière connut une accélération fulgurante avec l'arrivée au pouvoir de Napoléon III. Le 14 janvier 1854, il était officiellement mis à la retraite à l'âge de 72 ans. Décédé en 1859, il est inhumé avec son épouse dans le caveau de la famille à Alata, avec l'épitaphe suivante :
Commandeur de la Légion d'honneur ( 1856).
Ce rameau n'est pas au nombre des demandeurs. La raison vraisemblable est que Francesco Maria Ciriago Largo Smeralo Colonna d'Istria, père d'Ignace Alexandre, se trouvait en Italie au moment où Pier-Andrea engageait la requête en recognition de noblesse. (Source Camille Colonna d'Istria). Pour mémoire, l'acte de naissance de Francesco Maria Ciriago Largo Smeraldo stipule "naît à Appietto". D'autres documents d'état civil situent à "Riviere di Genova" (interprété souvent comme le patronyme d'Anna Maria Maurizia) l'origine natale d'Anna Maria Maurizia Crusoé, mère d'Ignace Alexandre. S'agissant de Francesco Maria Ciriago Largo Smeraldo, son nom est toujours précédé du titre honorifique de "Magnifico".
Listes des Décorations officielles françaises susceptibles d'être portées.
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Liste des Décorations remplacées par l'Ordre National du Mérite.
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Comte Ignace Alexandre
Peint par son fils Pierre François Jacques Hugues
Comte Ignace Alexandre
Peint par Varese
Buste en marbre blanc. Cour d'appel de Bastia
Lettre de confirmation du titre de Comte qui annule et remplace la lettre 246
Lettre de confirmation du titre de Comte annulée et remplacée par la lettre 312, consécutive à une erreur dans la rédaction du règlement d'armoiries (Paragraphe II, ligne 10).
Diplôme
Antoine COLONNA d'ISTRIA
1906-2000
ARRIGO, dit Arriguccio Orecchiriti seigneur de la CATENA (Leca).
Mort en 1259 Origine Cinarca
Arriguccio (qm Sinucello) départ de la maison della Rocca.
Origine Cinarca
Antoine François Colonna d'Istria
DESS, Paris II, LLM, NYU.
Norton Rose Fulbright : arrivée d’Antoine Colonna d’Istria
Norton Rose Fulbright enrichit son expertise fiscale à Paris avec l’arrivée d’Antoine Colonna d’Istria en tant qu’associé.
Bernard Colonna d'Istria
Ministère des finances
Camile Colonna d'Istria
Administrateur civil
Né le 20 avril 1921, décédé le 15 mai 2008
Camille Colonna d'Istria est «l'historiographe de notre famille» et, de fait, intimement lié à ce site, qu'il a nourri du fruit de ses recherches.
Si certains membres de la famille ont d’autres photos, nous serons très heureux de les ajouter.
1939-1943 : École nationale de la France d'outre-mer dont stage -1940-1941- au Contrôle Civil du Maroc. Breveté en 1943
1945-1950 : Niger, adjoint puis chef de subdivision.
Chef de cabinet du gouverneur
1950-1951 : Oubangui-Chari . Chef de Cabinet du Gouverneur
1952-1957 : Tchad, chef de district.
Chef de cabinet du gouverneur
1958-1959 : Cameroun, Chef de région
1960-1970 : Sous-directeur au Ministère de la Coopération
1971-1983 : Sous Directeur puis Chef de Service au Ministère des Affaires Culturelles
Officier de la Légion d'honneur
Commandeur de l'Ordre national du Mérite
Commandeur de l'Ordre des Arts et Lettres
CORSE-MATIN (19.05.2008)
Charles Michel
Chef de bataillon. Torpillage de l'Athos
1867 - 1917 Suddacaro
Une autre belle figure est celle du chef de bataillon Charles Colonna d'Istria, commandant des troupes coloniales, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 14-18, plusieurs citations et décorations étrangères et coloniales.
Il avait embarqué à Djibouti, avec un bataillon de huit cents tirailleurs, qu'il amenait combattre en France. À quelques milles des côtes françaises, le navire, qui se rendait à Marseille, fut touché par une torpille ennemie.
Alors que les passagers affolés et les officiers et membres de l'équipage se précipitaient vers les chaloupes en nombre insuffisant, il resta auprès de ses hommes, les exhortant au calme, avec une sérénité remarquable, et les préparant au suprême sacrifice.
Non seulement il refusa catégoriquement la place, qu'à ses côtés, lui offrait, dans l'embarcation, le commandant de bord, mais il sut au contraire, par son attitude, persuader ce dernier de ne pas abandonner son bâtiment, arguant que leur conscience leur commandait de mourir avec ceux qu'ils ne pouvaient sauver.
Et, tandis que Charles Colonna d'Istria faisait présenter les armes et hisser le drapeau national, l'Athos, frappé à mort, s'enfonçait lentement dans les profondeurs de la Méditerranée, conduisant ses héros vers l'immortalité.>>
Charles Michel Colonna d'Istria était né le 5 novembre 1867 à Canelle dans le canton de Sari d'Orcino.
Histoire
Avec PORTHOS paquebots mixtes construits en application de la convention du 11 juillet 1911 pour la ligne Dunkerque, Le Havre, Marseille, Port Saïd, Suez, Colombo, Saigon, Tourane, Haïphong.
Lancé le 25 juillet 1914 par les Chantiers de France à Dunkerque puis remorqué à Saint Nazaire pour y être terminé, Dunkerque étant bombardé. Réquisitionné pour les services postaux premier départ le 28 novembre 1915 pour l’Extrême Orient. Revenant de Chine escorté par les contre torpilleurs ENSEIGNE HENRY et MAMELUCK reçoit le 17 février 1917 à 180 miles au sud ouest de Malte une torpille tirée par le sous-marin U 65 à bâbord à hauteur de la cloison étanche de séparation de la cambuse et des machines. Coule en 14 minutes. 754 victimes dont 12 membres d’équipage sur 1950 personnes à bord parmi lesquelles un important contingent de troupes sénégalaises et de travailleurs chinois. Le nom de trois victimes seront ensuite portées par des navires de la compagnie : COMMANDANT DORISE, COMMISSAIRE RAMEL et MECANICIEN DONZEL
Rapport d'enquête
Souvenir français
Les feuillets qui suivent sont malheureusement très abîmés. Sans doute existe-t-il d'autres exemplaires, de meilleure qualité. Si quelque détenteur voulait bien en faire profiter le site, il aurait droit à la reconnaissance de chacun et plus particulièrement la mienne, Antoine, votre serviteur. Par ailleurs, il existerait une version différente de celle de la compagnie de navigation, glorifiant la conduite héroïque et toute d'abnégation du commandant Charles Colonna d'Istria au moment de la tragédie. Qui peut en témoigner ?
Lire en page 3, le paragraphe (3ème) relatant le sang-froid et le courage du commandant Charles Michel Colonna d'Istria.
Fiche mortuaire
De Dominique
Documents fournis par Valérie Bobo, nièce en 3° de Charles Colonna d'Istria
Torpillage de l'Athos
Colonel Georges Chartres 1910-2006 grand-père de Valérie Bobo
Rapport État major
Torpillage de l'Athos
Enquête sur le torpillage
Rapport de l'officier enquêteur
Charles Colonna d'Istria
1911-1971 Suddacaro
Charles Colonna d'Istria est né le 21 juillet 1911 à Sollacaro dans une famille d'exploitants agricoles.
Il obtient une licence de droit et le brevet de l'École Nationale de la France d'Outre-Mer.
Il effectue son service militaire en 1933 et 1934 comme Élève Officier de réserve dans l'infanterie coloniale.
Rendu à la vie civile, il devient Administrateur de la France d'Outre-Mer.
Lieutenant de réserve, affecté spécial par nécessité de service, il décide malgré tout de s'engager le 2 septembre 1939 à Brazzaville et est affecté au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST) où il commande bientôt la 8ème Compagnie de Dépôt. En février 1940, il passe comme chef de section à la 1ère Compagnie.
Dès le 26 août 1940, il rallie au Général de Gaulle le territoire dont il est l'administrateur au Tchad, après avoir tenté de passer en colonie anglaise pour répondre individuellement à l'appel du 18 juin 1940.
Engagé volontaire en mars 1941 au 1er bataillon de Marche de l'A.E.F. (B.M.1), affecté à la 2ème Compagnie, il participe à la campagne de Syrie au cours de laquelle il prend le commandement de sa Compagnie sous le feu, à la mort de son chef, le capitaine Pierre Rouget.
Promu capitaine en septembre 1941, Charles Colonna d'Istria, prend officiellement, en janvier 1942 , le commandement de la 2ème Compagnie du BM 1 qui stationne au Tchad, à Moussoro.
Nommé adjoint au Gouverneur Militaire du Fezzan, il rejoint l'État-major du général Leclerc, avec lequel il participe à la deuxième campagne de Fezzan -décembre (1942- avril 1943) et à celle de Tunisie (avril-mai 1943), se montrant toujours volontaire pour des missions exigeant un moral particulièrement élevé.
En mai 1943, il est affecté, comme officier adjoint, au 2ème Bataillon du régiment de marche du Tchad avant de passer à l'État-major de la 2ème D.F.L. en juillet 1943 en qualité de chef du 3ème bureau.
Détaché au Commissariat aux colonies d'Alger, en septembre 1943, il s'engage en 1944 dans les commandos de France. Il est ensuite détaché , en octobre 1944, au cabinet du Ministre de la France d'Outre-Mer.
Démobilisé en octobre 1945, il est promu chef de bataillon de réserve en 1949.
Il est Inspecteur Général du Travail jusqu'en 1965 puis, jusqu'en 1975, Trésorier Payeur Général.
Il est Maire de Sollacaro de 1965 à 1971.
Charles Colonna d'Istria est décédé le 7 septembre 1991 à Ajaccio. Les obsèques ont été célébrées en l'église de Sallacaro où il a été inhumé.
- Commandeur de la Légion d'Honneur
- Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
- Croix de Guerre 39/45
Mettre document ne surtout pas oublier avant mise en route du site
CINARCHESE, dit ARRIGO III Comte de Cinarca
Origine Cinarca
Mort en 1239
Daniel Colonna d'Istria
Né le13 octobre 1944 Bichisgia
Licence, maîtrise, D.E.S. de psychologie clinique.
Doctorat en psychologie (Université de paris.)
Psychologue.
Chevalier des Palmes Académiques.
DIOTAJUTI, dit le Sarde
Mort en 1142
Guillaume Philippe Auguste Colonna d'Istria
(1772-1833)
Origine Suddacaro
Né à Ajaccio le 15 janvier 1772 de Guglielmo Colonna d'Istria et d'Éléonore (illisible). Dossier baptistère annexé au dossier militaire, rédigé en italien, porte la date de 1774.
Notes d'après le dossier conservé à (illisible) aux archives de la guerre 1814-1830.
- Sous-lieutenant au régiment Royal-Corse du 25 avril au 13 mai 1788 (18 jours !).
- Sous-lieutenant au bataillon de chasseurs royaux corses, du 15 mai 1788 au 14 juin 1791 (3 ans 1 mois).
- Lieutenant au 5ème régiment d'infanterie du 15 juin 1791 au 24 mars 1792 (11 mois, 9 jours) - Armées du Nord et de la Moselle, sous les ordres de «Lukener» (un maréchal allemand suivant la république : von Lückner et kellesmann.)
- Capitaine au même régiment, du 25 mai 1792 au 1er mars 1795 ( 2 ans, 8 mois, 6 jours). Armées du Nord et de la Moselle, sous les ordres de Herrelliend (?) et Custines.
- Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, à l'attaque d'un poste devant Ostende, en octobre 1793.
** Suspendu de ses fonctions comme noble, du 2 mars 1795 jusqu'au 19 avril 1795.
- A été volontaire sur le vaisseau Le Sans-Culotte lors de l'expédition des Anglais contre la Corse, en 1795.
- Employé «par mer et par terre», du 20 avril 1795 au 30 janvier 1798 (2 ans, 9 mois et 10 jours), dans le Nord et en Méditerranée, sous les ordres de H...lard (?) et de Salicetti.
- Capitaine à la 1ère compagnie mobile, du 31 janvier 1718 au 26 juin 1813 (14 ans 5 mois.)
- Capitaine au 4ème régiment des Gardes d'Honneur, du 11 septembre 1813 au 25 juillet 1814 (10 mois et 14 jours). Campagne de France sous les ordres de Desbrueaux et Bressuir.
Dans le régiment de cavalerie (composé de nobles réquisitionnés par Napoléon dont la cavalerie avait été décimée en Russie notamment), Guillaume Colonna d'Istria commandait la 12ème compagnie. Il bivouaqua sur la rive gauche du Rhin de Selz à Strasbourg du 1er octobre 1813 au 1er janvier 1814. Contraint à se replier sous la pression de 30.000 ennemis, le régiment s'installa à Strasbourg. Guillaume Colonna assurait alors les fonctions de chef d'escadron, sans en avoir le grade. Ces renseignements résultent d'une attestation établie en 1830 par le chef d'escadron de Curgieu (?), lui commandait un escadron du régiment des gardes d'honneur en 1813-1814.
- Le 4ème régiment des gardes d'honneur ayant été ramené à Versailles, Guillaume Colonna est placé en demi-solde de capitaine, avec inscription au tableau des chefs d'escadron, maigre consolation. Juillet 1814.
- Il se retire en Corse dans la commune de Sollacaro (?), arrondissement de Sartène.
- En 1819, on lui supprime sa demi-solde, sous prétexte qu'il a des interruption de service, la compagnie mobile n'étant pas comptée en service actif. Il demande au ministre de la guerre de lui rendre sa pension et de lui "conférer" le grade de chef d'escadron.
- En 1820 (il dit avoir 46 ans, être dans toute la vigueur de ses forces), il demande à reprendre du service, et à toucher sa demi-solde.
- Il renouvelle sa demande en 1825, et invoque ses charges de famille nombreuse.
- En 1830, il "accourt" de Corse à Paris et, profitant du changement de régime, demande sa réintégration avec le grade de chef de bataillon ou de chef d'escadron. [Le général Pajot le recommandait ainsi au ministre de la guerre : "C'est un bon et ancien officier que je recommande d'une manière toute particulière à votre bienveillant intérêt. Il peut rendre encore de bons service...]
Colonna résidait 336 rue St Honoré, en attendant la décision du ministre.
-La commission d'examen émet l'avis suivant : «Monsieur Colonna d'Istria (Guillaume, Félix, sic), 56 ans d'âge, 25 ans de service, 6 campagnes, 1 blessure : capitaine d'état-major à employer dans les vétérans.» Signé du 13 mai 1831.
- En 1831, il est finalement nommé capitaine dans la légion étrangère, sa compagnie stationnant à Auxerre. Mais, quand la décision arrive, Colonna est en Corse, pour exercer son droit d'électeur... mécontentement des supérieurs !
- 1831, il rentre de Corse, prend son poste et, dès septembre, demande son grade de chef d'escadron accordé à titre provisoire en 1814. Il précise que pendant les Cent Jours, il a servi l'Empire comme chef d'escadron (provisoire) à l'état-major, ce qu'il ne pouvait évidemment pas avouer avant 1830 ! Et c'est là la source de ses malheurs de carrière.
- 1833, on lui donne un congé pour se rendre en Corse, car : «des malheurs domestiques ont appelé cet officier auprès de ses parents : l'un de ses fils a été victime d'une vengeance particulière, et un autre a été grièvement blessé. Sa présence est indispensable quelques temps encore dans ses foyers, pour régler des affaires d'intérêt, et pour contenir ses ennemis qui (..dent) de nouvelles victimes dans sa famille.» [Dans sa demande de congé, le capitaine Colonna disait : «un crime aussi atroce ne peut rester impuni...»]
- Colonna commande alors par intérim le 5ème bataillon de la Légion étrangère stationnant à Pont St Esprit, en l'adresse du général Comte Colbert parti en Afrique.
- A noter qu'en 1832, il avait été en (...) et qu'il (s'empara...) avec 100 hommes, 15 chasseurs de Maison-Carrée (...) 19 septembre 1832.
- 4 septembre 1833. Rapport du général commandant la 17ème décision militaire.«Le 17 août, Monsieur Colonna d'Istria capitaine à la Légion étrangère, en (...) Corse, est mort des suite d'une blessure reçue peu de jours avant. (...) le meurtrier est parvenu à se soustraire aux poursuite actives dirigées contre (...) .»
Le 9 septembre 1833, autre rapport du juge général de Bastia : Colonna se trouvant à la fenêtre dans sa maison a été blessé grièvement, le 10 août 1833, par Colonna d'Istria Franceschino, son parent et l'auteur de la mort de ses deux fils. Il est mort le 17 août des suites de ses blessures.
- En résumé, Guillaume Colonna d'Istria, bien que son grade n'ait pas été validé, était chef d'escadron. il est probable qu'on aurait validé cette nomination faite pendant les Cent Jours, s'il n'avait pas été tué, par vendetta, avant sa mise à la retraite.
Il avait un désir de servir (...)dans la campagne des Anglais contre la Corse, il était canonnier sur le vaisseau amiral Le Sans-Culotte.
Élisabeth Cristiane Marie- Antoinette Josèphe Colonna d'Istria
1914-1971 Suddacaro
Licenciée en philosophie et lettres
Administrateur de la revue Marche Romane
Romancière :
- Indiscrète Française (Éditions Colbert 1959)
- L'Escalier Saint- Mathieu (1966 Éditions Pierre de Meyere)
- La culture générale par le Français. Contribution à la Réforme de l'Enseignement (Lili Lambert Éditions Labor - Paru en 1949)
- La poupée du stalag ( Lily Lambert conte pour enfants, illustration Josette Boland Bruxelles (Éditions Charles Dessart, vers 1945)
Épouse Lambert
Acte de décès
Sépulture
Guillaume Colonna d'Istria
1881 - 1948
7
Marie Drioul
Ces clichés ont été pris en Belgique au cimetière de Forville, commune de Fernelmont. où a vécu Guillaume Colonna d'Istria. Cette stèle ne porte malheureusement pas d'indication de prénom et de date, toutefois, on peut y lire associées les familles Drioul et Colonna d'Istria.
François Marie Jean Côme Damien Colonna d'Istria
1864-1929
Professeur de philosophie. De 1911 à sa mort, il assura, en particulier, les enseignements de philosophie dans la classe de khâgne du Lycée Louis-le-Grand. Il y eut des élèves prestigieux : Paul Morand, Jean-Paul Sartre, Paul Nizan, Emmanuel Beri..
François Colonna d'Istria était né à Sollacaro, en Corse, il fut boursier d'agrégation auprès des Facultés d'Aix et de Lyon. Reçu agrégé de 1885, il enseigna la philosophie successivement à Oran, à Bar-le-Duc, à Besançon, à Lyon. Appelé à Pâris en 1904, i1 professa au Lycée Carnot avec le plus grand succès. Depuis 1911, il était devenu, au lycée Louis le grand, le professeur de philosophie de la première supérieure. Il y a préparé au concours de l'école normale des générations d'élèves. Il enseignait, en même temps, à l'École normale de Fontenayaux-Roses.
François Colonna d'Istria a publié une traduction de l'Homme de génie de Lombroso, la traduction de l'Éthique de Spinoza faite par le comte de Bougainvilliers, une série d'articles sur les vieux médecins français qui ont paru dans cette revu même et qui doivent être réunis en volume. Il avait pris part au concours pour le prix Victor Cousin que l'Académie des sciences morales et politiques avait institué sur Philon le Juif. Ce prix fut partagé en 1896 entre son mémoire et celui d'Édouard Herriot. Ce mémoire devait lui servir de thèse française. Il figure encore dans les papiers inédits, revêtu des signatures de Paul Janet et d'Himly ! Colonna d'Istria, n'a jamais pris le temps d'achever sa seconde thèse. Il travaillait, au moment de sa mort, à une traduction du Prince de Machiavel. L'ouvrage était à peu près achevé. Ceux qui l'ont connu savent à quel point son œuvre écrite représente une faible partie de lui même.
La nature avait été pour lui à la fois cruelle et prodigue. Elle lui avait donné un corps douloureux. Noué, dès l'enfance, Colonna avait conservé les dimensions d'un nain. Sa colonne vertébrale était péniblement tordue. Ses jambes supportaient mal le poids de son torse. A la fin de sa vie, tout déplacement lui devenait très difficile. Avec cela une merveilleuse tête où luisaient des yeux qui lançaient l'éclair et dans laquelle s'agitaient la pensée la plus nette et la volonté la plus énergique.
Colonna ne dormait presque pas, il en avait profité pour tout étudier et tout lire. Il était versé dans toutes les sciences, il possédait de plus, une connaissance extrêmement étendue des diverses périodes de l'histoire de la pensé. Sa bibliothèque était riche de livres rares qu'il avait amassés avec un amour extrême, il les avait lus, édités, classés. Il en parlait à ses intimes avec une sûreté de mémoire, une lucidité de jugement, une fougue de jeunesse et de vie qu'il a conservées jusqu'à ses derniers moments. Qui dira sa conversation, si riche de points de vue, si pétillante d'idées, animée de la plus grande bienveillance, de la plus extrême bonté ?
Quant à ceux qui ont été ses élèves et dont beaucoup sont aujourd'hui des maîtres, ils ont gardé de lui une profonde impression. Il disparaissait presque entièrement dans sa chaire, d'où émergeait seule sa tête si expressive. Il jouissait malgré cela, d'une autorité si grande qu'on n'hésita pas, jadis, à l'envoyer à Lyon pour rétablir l'ordre et le goût du travail dans une immense classe indisciplinée. C'est là que, le jour de son arrivée, i1 posa sa montre sur la chaire dit aux élève « vous avez cinq minutes pour rire», attendit cinq minutes pleines dans un silence devenu religieux, puis commença ses cours que jamais rien ne devait plus troubler. C’est que sa parole était passionnante. Il savait mettre un problème dans sa pleine lumière. Il en montrait avec une lucidité merveilleuse tous les aspects historiques. Il soulevait les esprits, il les forçait à penser.
Ceux qui ont eu la chance de son amitié ne l’oublieront pas. Ils savent qu’avec lui s’éteint une des lumières de l’heure présente. Ils savent aussi ce que peut sur un corps débile une volonté puissante guidée par une conscience hautement stoïcienne et une vigoureuse pensée. Il fut une des belles figures de la philosophie et de l’enseignement français contemporains.
Revue métaphysique et de morale. (Janvier 1926)
C'est une des lumières de notre Corse, qui vient de s'éteindre discrètement, un anniversaire de haute intelligence qui disparaît, après une carrière poursuivie sans tapage, mais admirablement remplie.
Issu du collège d'Ajaccio, puis étudiant en Faculté à Aix, il arrive par étapes successives, passant par Oran, Besançon, Lyon, à occuper une chaire de philosophie au lycée Louis le Grand, où il enseignait depuis quinze années. Entre temps, il fut membre du jury d'agrégation de philosophie, exerçant par là une sorte de magistrature intellectuelle des plus ardues, à côté des maîtres de la science française.
Ses travaux l'avaient vite mis en valeur.
Une étude sur Pinel, des vues intéressantes sur les vieux médecins français, précurseurs de la physio-psychologie contemporaine avait attiré sur lui l'attention du monde savant. Son mémoire sur Philon le Juif fut couronné par l'académie des sciences morales et politiques. L'édition qu'il donna, avec commentaires continu de l'Éthique de Spinoza consolida sa réputation de philosophe averti et au courant de tous les problèmes qu'agite la pensée moderne.
Mais l'homme chez lui valait le savant.
Une âme ardente, un esprit délié et puissant dans un corps fragile et qu'une sorte de paralysie des membres inférieurs affecta gravement dans les dernières années, voilà ce qui évoque aujourd'hui dans notre souvenir ému. Sur ce corps émacié, une belle tête régulière, aux lignes expressives, qu'illuminaient des yeux clairs, avec un sourire qui savait cacher la souffrance, sous un masque stoïque.
Il était tout spiritualité et si j'ose dire, en même temps tout tendresse. Adoré de ses élèves que jamais son infirmité physique ne porta à la moindre marque d'indiscipline ou d'irrespect, infiniment apprécié de ses collaborateurs et de ses collègues, il se faisait aimer par le charme extraordinaire qui émanait de lui.
Il aimait lui même ses amis avec fougue, faisant preuve, à l'occasion d'une délicatesse morale rare.
Je me souviens qu'ayant eu l'idée de pousser la candidature d'un des ses compatriotes -que je connaissais bien- à un siège vacant au Conseil académique de Lyon, bien qu'il se fut assuré d'avance du concours d'Édouard Herriot, de Mario Roustan et de quelques collègues éminents, il s'effara de l'annonce d'une autre candidature adverse et qu'il jugeait redoutable. Il prit peur pour son candidat. Et, le soir du scrutin, il nous avouait ses transes pensées et qu'il n'avait pas dormi de la nuit.
Ce cérébral avait un grand cœur.
Écrivain, métaphysicien, éducateur, il a honoré l'Université Corse, il honore le Corse, qui peut admirer et reconnaître en lui un de ses plus noble enfants.
Léon GISTUCCI, Inspecteur d'Académie du Var.
La jeune Corse, janvier 1926
GUGLIELMINUCCIO da GENEPARO (Leca)
XIVe
dit que sortaient les Castellani; des autres susnommés sont sorties les familles célèbres en grand honneur dans l’Ile, à savoir : La Rocca, Istria, Attalà (1).
Arriguccio della Rocca eut pour fils Guglielmo et Gottifrido. Le premier montra une extrême vaillance et fut fort estimé par Gofredo di Lavaggio, Maréchal en Corse pour la République de Gênes : le Maréchal, après avoir reçu des populations le serment de fidélité, rentra à Gênes, laissant Guglielmo en Corse comme son Lieutenant, et emmena avec lui en otage son fils Arrigo della Rocca, qui devint par la suite Comte de Corse et jouit des faveurs du Roi d’Aragon.
Arrigo, dit Strambo, Seigneur d’Attalà, ne réussit pas à prendre leurs états aux fils de son frère sus-nommé, Arriguccio, à cause de l’opposition de son autre frère Salnese, Seigneur d’Istria qui était intervenu par la force des armes et non par de simples conseils ou prières, à la façon de l’autre frère Ugolino; ce dernier fut par la suite retenu sept ans en prison par ledit Arrigo, et bien qu’il eut réussi à s’enfuir, il resta pourtant si accablé que ni lui ni ses descendants ne relevèrent plus jamais la tête.
Salnese, lui, pour défendre ses neveux et ses états marcha contre le susdit Arrigo (Strambo) et l’obligea à s’en retourner au château de Corvo dans Attalà : Strambo resta Seigneur de Barachi à Bonifacio, tandis que Salnese l’était d’Istria avec Valle et Cruscaglia (2).
Le fils d’Arrigo (Strambo), Guglielmuccio ou Guglielminuccio, s’étant dressé contre Guglielmo della Rocca son cousin -Lieutenant en Corse pour les génois, comme nous l’avons dit, perdit toute la seigneurie qu’il possédait de Cilaccia à Bonifacio et il ne lui resta qu’Attalà
N.D.T.
(1) Attalà : nom ancien de Santa Lucia di Tallà (Sainte-Lucie-de-Tallano).
(2) Cruscaglia : nom ancien de Pitretu e Bichisgià (Petreto-Bicchisano).
GUIDO, Comte de Cinarca.
1220
Jacques Colonna d'Istria
dit Jacques Istria
Jean COLONNA d'ISTRIA
11 avril 1924-9 novembre 2015
Jean et Jacqueline Colonna d'Istria (née Jacqueline Paoli 1929-2001)
Docteur en médecine (1954)
Ancien interne des hôpitaux de Marseille
Chirurgien
Chef de clinique à la faculté de médecine de Marseille
Chef de service au centre anti-cancéreux régional Calmette-Paoli de Marseille
Officier de la Légion d'Honneur
Médaille Militaire
Ordre national du Mérite
Croix de guerre 1939-1945 avec palme
Médaille de la Résistance
Croix du combattant volontaire de la Résistance 1939-1945
Palmes Académiques
Chevalier de Justice de l'Ordre Militaire Hospitalier de St Lazare de Jérusale
Membre de l'Ordre de Malte
Histoire
L'Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte
Le 15 juillet 1099, les croisés conduits par Godefroy de Bouillon entrent dans Jérusalem. " Les chrétiens lavent leurs pieds et leurs mains, quittent leurs vêtements ensanglantés et, pieds nus, se rendent aux Lieux Saints ".
À quelques pas de là, en face du Saint Sépulcre, des religieux habillés de noir s'activaient auprès des blessés. La vocation d'origine de ces hommes qui se dévouaient aux blessés, aux malades, à ceux que le Pape Jean-Paul II appellera neuf siècles plus tard dans une formule saisissante " les blessés de la vie " sera ainsi, dès leur origine, une vocation hospitalière. " Quand un malade viendra, qu'il soit porté au lit et là, comme s'il était le Seigneur reçu, donnez-lui ce que la maison peut fournir de mieux. "
Un ordre religieux et hospitalier
L'Ordre de Malte est un ordre religieux, placé sous la protection directe du Saint-Père et qui a conquis, au fil d'une histoire très riche qui se confond avec l'Histoire, le statut particulier d'ordre souverain et militaire qui complètera cette vocation hospitalière. À sa tête, un Grand Maître - appellation qui remonte à Raymond du Puy, un Français qui était le chef des Hospitaliers dans les années 1100 - est élu qui gouverne assisté d'un Souverain Conseil ( le gouvernement de l'Ordre) et d'un Chapitre Général (le parlement de l'Ordre). Il existe une Chambre des Comptes et des tribunaux spécialisés.
Si l'Ordre de Malte ne compte plus aujourd'hui de religieuses, un millier de Dames de l'Ordre poursuivent auprès des chevaliers la même mission humanitaire.
Un statut unique dans le monde de l'humanitaire
Ce statut unique dans le monde de l'action humanitaire est reconnu par 89 États avec lesquels l'Ordre de Malte entretient des relations diplomatiques, ainsi que par le Saint-Siège avec lequel il est en étroite relation, et par de nombreuses institutions internationales auprès desquelles il dispose d'un siège de représentant ou d'observateur permanent (Nations Unies, Commission des Communautés Européennes, Organisation Mondiale de la Santé, UNESCO, Conseil de l'Europe, etc.).
L'Ordre bénéficie ainsi du privilège de pouvoir exercer pleinement et entièrement sa vocation sur la presque totalité du globe : son action permanente couvre à ce jour près de 110 pays et ses équipes internationales d'intervention d'urgence sont présentes dès qu'une catastrophe ou un conflit jettent des hommes et des femmes dans des formes de détresse qui exigent une aide humaine, sociale, médicale.
Antoine Colonna d'Istria
Résistant
1906-1986
Jean Baptiste Colonna d'Istria
Commandant d'aviation.
1914-2009