Arbre Général

Après de nombreuses années de recherche, Antoine  Colonna d'Istria est parvenu à réaliser un arbre généalogique complet de la famille. Ce travail, fruit de patience et de passion, retrace l’histoire et les liens qui unissent chaque génération. Grâce à lui, notre mémoire familiale est préservée et transmise aux générations futures.


Arbre généalogique de la famille Colonna d'Istria du royaume de Corse

(Copie de l'arbre généalogique établi par Ottavio Colonna d'Istria - 1773)

Chaque rameau de la famille Colonna d’Istria, confirmé dans sa noblesse par arrêt du Conseil supérieur d’État le 20 décembre 1773, possède un exemplaire de ce livre rédigé par Ottavio Colonna d’Istria.

A R R Ê T   D U   C O N S E I L   S U P E R I E U R

du 20 décembre 1773.

LOUIS PAR LA GRÂCE DE DIEU, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE. Salut !  

 

Savoir faisons : Que vu par le Conseil Supérieur la Requête à lui présentée par : 

(1) Pierre-André de feu Roch, (2) Vincent de feu Pierre-Paul, (3) Jean-Lucas de feu Vincentello, (4) Nicolas et (5) Paul-Vincent de feu Jean-Charles, (6) Marie-Félix de feu Jean-Marie, (7) Jean-Marie de feu Jean-Baptiste, (8) Ariotte-Antoine de feu Ercole, (9) Antoine-Guillaume de feu Antoine-Sébastien, (10) François-Xavier de feu César, (11) Barthélemi et (12) Pierre-Paul de feu Antoine-Padovan, (13) Jean-Marie de feu Paul-François, (14) Paul-François et (15) Joseph-Antoine de feu Michel-Antoine, (16) Ignace-François, (17) François-Marie et (18) Pierre-Félix de feu Antoine-Guillaume, (19) François-Xavier de feu Jean-Jérôme, (20) Félix-Antoine et (21)Jean-Baptiste de feu Pierre-Paul, (22) Barthélemy et (23) Pierre-Marie de feu Antoine-François tous de la famille Colonna d’Istria et (24) Barthélemy de feu Jean-Antoine, aussi de la famille Colonna d’Istria ; ladite requête tendant à fin de vérification et reconnaissance des titres de noblesse de ladite famille ; au bas de laquelle requête est l’Ordonnance de «soit communiqué au procureur Général du Roi», à fin de nomination de deux Conseillers-Commissaires Rapporteurs, pour l’examen desdits titres ; l’ordonnance du premier décembre, portant nomination de MM.  Baude et Cristofari, pour Commissaires-Rapporteur : vu aussi un livre composé de soixante feuillets, commençant par les mots, Origine et descendance de la famille Colonna, depuis Hugo de la Colonna, qui vivait en l’année huit cent seize, jusqu’à ce jour, dans ce livre généalogique et une déclaration de Laurent Colonna, Prince Romain et Connétable du Royaume de Naples ; par laquelle il résulte que Paul-Vincent, fils de Jean-Charles Colonna d’Istria, frère de Nicolas, est cousin germain de Pierre-André, Arrioto-Antoine est oncle de Jean-Lucas Vincentello, de Maria-Félicia, de Jean-Marie, tous demandeurs, est de la famille, et sont parents; cette déclaration est légalisée par son Éminence le Cardinal de Bernis, le cinq Septembre mil sept cent soixante-douze ; mais comme il n’y a pas de preuves authentiques de la descendance depuis Hugues jusqu’à Vincentello, si ce n'est que toutes les Histoires d’Italie font mention de l’illustration de cette maison. Les demandeurs se borneront à produire pour premier titre authentique une patente de l’office de Saint-Georges, pour lors Prince de Corse, contenant une confirmation d’investiture   donnée par ledit office en l’année mil cinq cent neuf, par laquelle il déclare que Vincentello Colonna, descendant des Seigneurs Cinarques, est le principal Seigneur du fief de la Seigneurie d’Istria ;  il est de plus porté par cette investiture que ledit Vincentello avait été reconnu comme tel par ledit Office en l’année mil quatre cent quatre-vingt-dix-sept une autre pièce contenue dans le livre de ladite famille, où est une attestation donnée par le Magnifique Aubert de Negro, Lieutenant pour l’Office de Saint-Georges à la résidence d’Ajaccio, en l’année mil cinq cent vingt-six, par laquelle il accorde audit Noble Vincentello d’Istria toute l’autorité, tant dans le civil que dans le criminel, sur ses vassaux d’Istria laquelle est déclarée locale et personnelle dans la Seigneurie d’Istria, Vincentello eut pour fils Dominique, Pierre-Paul, Jean-François, Bernardin, Jules et Jocante, ainsi qu’il résulte du testament dudit Vincentello du huit Mai mil cinq cent trente-sept, reçu par le Notaire Arrigo de Louzzani ; mais comme cette pièce n’a pas toute l’authenticité requise, l’on produit un traité   fait en présence du Sieur Paul Gérôme, Lieutenant du Roi pour l’Office de Saint-Georges à Ajaccio, entre lesdits Sieurs, Jules, Jocante, Pierre-Paul, Dominique, Jean-François et Renuccio, fils de feu Bernardin, par lequel fut réglée l’administration de la justice à rendre aux vassaux de la Seigneurie d’Istria; on voit, dis-je, par ce traité, que les susnommés étaient réellement fils de Vincentello ; cette pièce est authentique. Des fils de Vincentello, il n’y a que Jean-François et Jules qui aient eu postérité. De Jean-François est issu Ercole, qu’il (= ce qui) appert pas le pardon que la République de Gênes accorda audit Ercole, l’an mil cinq cent soixante-dix : pour avoir suivi le parti de San Pierre Bastelica, par lequel pardon il fut remis en possession de ses biens allodiaux et seigneuriaux ; la même filiation se prouve encore par une autre pièce contenant une confirmation, faite par la République de Gênes, de la Seigneurie d’Istria, en faveur dudit magnifique Ercole, fils de feu Jean-François, lequel dans le même acte prête serment de fidélité, tant on son nom qu’en celui de Jean-Jérôme et autres. Ercole eut four fils Alexandre, ainsi qu’ il résulte de l’acte passé par ledit Alexandre devant le notaire Jean-Paul Istria, en l’année mil cinq-cent quatre-vingt-seize, dans lequel il est qualifié d’Illustre et fils du Seigneur Ercole ; on voit, encore, par une requête présentée par ledit Alexandre au Sénat de nes, en  mil six-cent deux, qu’il est on possession de la moitié de la Seigneurie d’Istria et de tous les droits y attachés ; il appert encore que ledit Alexandre était fils dudit Ercole par l’extrait tiré d’une inscription qui est dans la chapelle de Saint-Michel dans l’église du Couvent d’Istria, où il est dit que cette chapelle a été faite par Alexandre, fils d’Ercole, Seigneur d’Istria, le trente septembre mil six-cent ; Alexandre eut pour fils Roch, ainsi qu’il résulte d’une sentence rendue par le Magnifique Centurione, Gouverneur Général de l'Île de Corse pour la République, où l’on voit que le­dit Roch est fils d’Alexandre, et en outre qualifié de Seigneur feudataire de la Seigneurie d’Istria ; l’on voit encore qu’il est fils d’Alexandre par le testament de la Dame Placida Doria, Sa mère, par lequel elle l’institue pour son héritier universel. Le même Roch, en l’année mil six cent cinquante-quatre, fut nommé par la République Commandeur d’une troupe de trois cent soldats. Roch eut trois enfants, savoir : Vincentello François, François-Marie, et Jules-César; ce dernier mourut sans postérité, ainsi qu’il résulte d’un testament dudit Roch, dans lequel il les désigne pour ses fils, reçu par le notaire Pierre Spoturno le vingt février mil six cent-soixante-quatre, en mil six cent quarante-quatre, la République accorda auxdits enfants de Roch le même privilège  qu’elle avait accordé à leur père quinze ans auparavant ; savoir le droit de s’asseoir et de se couvrir devant le Sénat, privilège qui n’était accordé qu’à ceux qui étaient inscrits dans le livre de la noblesse; le même privilège a été accordé nommément à Vincentello, fils dudit Roch, et à ses enfants, en l’année mil six cent quatre vingt-quatre; dans cette dernière patente est énoncé la précédente de mil six cent quarante-quatre. Vincentello eut pour fils Jean-Luc, Laurent Roch, Pierre-Marie, Jean-Charles, Hercule-Marie, Jean-François et Antoine-Padovano, ainsi qu’il résulte du partage d’une partie de ses biens entre tous ses dits enfants, le vingt-neuf juillet mil sept cent six, par devant le notaire Sollacaro, greffier du fief d’Istria. De ces huit enfants, Jean-Luc, Pierre-Marie, et Antoi­ne-Padovano n’ont pas eu de postérité. La filiation d’ailleurs des cinq restant et dont il reste des descendants est prouvée par leurs extraits baptistaires : celui de Roch, l’aîné, est du dix mars mil sept cent quatre-vingt, par lequel il appert qu’il était fils dudit Vincentello et de la Dame Luquineta sa femme ; Roch eut pour fils (1) Pierre-André, un des demandeurs, cela est prouvé par son extrait baptistaire du neuf mars mil sept cent onze, dans lequel il est désigné fils de Roch Seigneur d’Istria. Laurent, ci-dessus nommé comme fils de Vincentello, prouve encore qu’il est tel par son extrait baptistaire du seize juillet mil six cent quatre-vingt-quatre, où il est désigné fils de Vincentello Seigneur Feudataire d’Istria, et de la Dame Luquineta, sa femme; Laurent eut pour fils Vincentello, ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du quatre septembre mil sept cent sept, où il est désigné fils du Magnifique Laurent et de la Dame Ange-Félicia, sa femme. Vincentello eut pour fils Pierre-Paul et Jean-Luc, comme il appert de leurs extraits baptistaires; savoir celui de Pierre-Paul du trois septembre mil sept cent trente, et celui de (3) Jean-Luc du sept avril mil sept cent trente-neuf,  ce dernier est un des demandeurs, desquels il résulte qu’ils sont fils du Magnifique Vincentello et de la dame Claire-Marie, sa femme ; Pierre-Paul eut pour fils (2) Ignatio-Vincentello   ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du quatorze février mil sept cent soixante-cinq, ou il est qualifié fils du Magnifique Pierre-Paul et de la Dame Marie-Louise Colonna, sa femme, c’est un des demandeurs; Jean-François, autre fils de Vincentello ci-dessus désigné, prouve encore qu’il est tel par son extrait baptistaire du vingt septembre mil six cent quatre-vingt-neuf, où il est qualifié de fils du Magnifique Vincentello et de la Dame Luquineta, sa femme ; Jean-François eut pour fils Jean-Marie et Jean-Baptiste ainsi qu’il résulte de leurs extraits baptistaires savoir : celui de Jean-Marie du vingt août mil sept cent quatorze, et celui de Jean-Baptiste du vingt septembre mil sept cent seize, où il sont qualifiés fils du Magnifique Jean-François, Seigneur Feudataire d’Istria, et de la magnifique Nunzia-Maria, sa femme ; Jean-Marie n’a laissé qu’une fille nommée (6) Marie-Félicite, ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du dix janvier mil sept cent quarante-six, où elle est désignée fille du Magnifique Jean-Marie et de la Magnifique Marie-Jérôme, sa femme; cette Marie-Félicité est du nombre des demandeurs; Jean-Baptiste, second fils de Jean-François, eut pour fils (7) Jean-Marie  ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du vingt-trois novembre mil sept cent quarante-huit, où il est désigné fils du Magnifique Jean-Baptiste Colonna, et de la Magnifique Marie-Anne, sa femme (c’est un des demandeurs). Jean-Charles, autre fils de Vincentello et de la Dame Luquineta, est désigné tel par son extrait baptistaire du vingt février mil six cent quatre-vingt-quatorze ; ce Jean-Charles eut pour fils (4) Nicolas et (5) Paul-Vincent, tous deux demandeurs,  ainsi qu’il résulte de leurs extraits baptistaires savoir : celui de Nicolas du trente et un août mil sept cent vingt-trois, et celui de Paul-Vincent du trente octobre mil sept cent trente-trois, où ils sont qualifiés, savoir : Nicolas fils du Magnifique Jean-Charles et de la Magnifique Ange-Marie, sa femme ; Paul-Vincent, dudit Jean-Charles et de la magnifique Silvia, sa femme. Paul-Vincent, un des dits demandeurs, a le titre de Marquis, qui lui a été donné par Philippo V Roi d’Espagne; Hercule-Marie autre fils de Vincentello, et de la Dame Luquineta, est désigné tel par son extrait baptistaire du neuf juillet mil six cent quatre-vingt-dix-neuf; cet Hercule-Marie eut pour fils (8) Ariotto-Antoine, un des demandeurs comme il résulte de son extrait baptistaire du vingt-quatre janvier mil sept cent vingt-deux, où il est désigné fils du Magnifique  Hercule-Marie et de la Magnifique Rose-Marie sa femme ; François-Marie, autre fils de Roch et frère dudit Vincentello, duquel nous venons de finir la descendance, eut pour fils Joseph-Marie, ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du trente mai mil six cent cinquante-neuf, ou il est qualifié fils de François-Marie, lequel l’était dudit Roch, et de la Dame Anne, sa femme ; Joseph-Marie eut pour fils Antoine-Sébastien, ainsi qu’il appert de son extrait mortuaire du trente mai mil sept cent quarante, où il est désigné fils du Magnifique Joseph-Marie Colonna, mort à l’âge de trente ans, pièce que l’on produit, n’ayant pu trouver de foi de baptême dudit Antoine-Sébastien, par la faute des curés d’alors, faute dans laquelle sont tombés plusieurs curés on Corse, mais étant de notoriété publique que ledit Antoine-Sébastien

était fils de Joseph-Marie ; Antoine-Sébastien eut pour fils (9) Antoine-Guillaume, ainsi qu’il résulte de son extrait baptistaire du quinze octobre mil sept cent trente-huit, où il est qualifié fils du Magnifique Antoine-Sébastien Colonna d’Istria ; Jules, autre fils de Vincentello et frère de Jean-François eut quatre fils, savoir : Jean-Jérôme, Jean-Marie, Jean-Valère et Jean-Jourdain ; on ne parlera pas de ce dernier, attendu qu’il n’a point de descendants; on fera seulement preuve de la descendance des autres trois ; que Jean-Jérôme, JeanMarie et Jean-Valère soient fils de Jules, cela est prouvé par un acte contenant la fondation du couvent des Observantins d’Istria, douze mai mil cinq cent quatre-vingt-onze, dont l’expédition a été faite par le notaire Jules-François d’Istria, du vingt-huit octobre mil six cent soixante-treize en outre lesdits quatre fils de Jules paraissent tels par l’acte de confirmation de la Seigneurie d’Istria fait par la Sénat de Gênes le treize janvier mil cinq cent soixante-trois, dont a été fait mention ci-dessus ; Jean-Valère, l’un desdits fils de Jules, eut pour fils François-Marie, ainsi qu’il résulte par son extrait baptistaire du neuf mars mil cinq cent quatre-vingt-quatorze et par une sentence faite par le Magnifique Centurione, Gouverneur Général de l’Île de Corse, du treize mai mil six cent quatorze ; de François-Marie est issu César, ainsi qu’il résulte de son extrait mortuaire du vingt juin mil six cent soixante-sept, où il est désigné fils du magnifique François-Marie, Seigneur d’Istria ; il est encore désigné tel dans une quittance qu’il passa le six mars mil six cent cinquante-sept, devant le notaire Joseph Petreto. César eut pour fils François, ainsi qu’il résulte de l’extrait baptistaire dudit François, du trente avril mil six cent cinquante-six et de son contrat de mariage du vingt-et-un juin mil six cent soixante-treize, reçu par le notaire Jacques-Antoine Istria, où il est qualifié de Magnifique et de Seigneur d’Istria ; de François est issu César, ainsi qu’il résulte de l’extrait baptistaire dudit César du vingt-cinq avril mil six cent soixante-seize; César eut pour fils (10) François-Xavier  l’un des demandeurs, comme il appert de 1’extrait baptistaire dudit François-Xavier, du vingt cinq décembre mil sept cent quatre , où il est désigné fils du Magnifique César, lequel l’était du feu Magnifique François des Seigneurs d’Istria; Jean-Jérôme, autre fils dudit Jules, eut pour fils Félix, ainsi que cela est prouvé par la Sentence ci-dessus énoncée dans ledit livre de familleau feuillet quarante-six, et par la foi de confirmation dudit Félix de l’an mil cinq cent quatre-vingt-treize ; Félix eut pour fils Jean-Antoine, ainsi qu’il résulte de l’extrait baptistaire dudit Jean-Antoine, du huit août mil six cent quatre ; de Jean-Antoine est issu Jean-Valère, ce qui se voit par l’extrait baptistaire dudit Jean-Valère, du sept janvier mil six cent trente-trois ; de Jean-Valère est issu Barthélemy, ainsi qu’il est prouvé de l’extrait baptistaire dudit Barthélemy, du treize octobre mil six cent cinquante-sept ; Barthélemy eut trois enfants, savoir : Jean-Antoine, Félix et Jean-Jérôme, ainsi qu’il résulte de leurs extraits baptistaires, savoir : celui de Jean-Antoine du vingt-quatre janvier mil six cent soixante-dix-neuf ; de celui de Félix, du six décembre mil six cent quatre-vingt-sept ; de celui de Jean-Jérôme, du seize septembre mil six cent quatre-vingt-neuf ; Jean-Antoine, premier fils dudit Barthélemy, a eu pour fils (24) Barthélemy ou Jean-Barthélemy, l’un des demandeurs, ainsi que cela est prouvé par l’extrait baptistaire dudit Jean-Barthélemy, du seize février mil sept cent quatre ; Félix, autre fils de Barthélemy  et frère de Jean-Antoine et Jean-Jérôme, eut pour fils Pierre-Paul, ainsi qu’il appert de l’extrait baptistaire dudit Pierre-Paul, du dix-sept décembre mil sept cent dix, ou il est qualifié de fils du Magnifique Félix, lequel l’était du Magnifique Barthélemy, Seigneur d’Istria; de Pierre-Paul sont issus (20) Félix-Antoine et (21) Jean-Baptiste, tous deux demandeurs, ainsi qu’il résulte de leurs extraits baptistaires, savoir : celui de : Félix-Antoine, du quatre juin mil sept cant cinquante-deux, et celui de Jean-Baptiste, du deux octobre mil sept cent cinquante-trois, où ils sont désignés fils du Magnifique Pierre-Paul et de la Magnifique Félicia, des Coseigneurs d’Istria ; Jean-Jérôme, autre fils de Barthélemy et frère desdits Jean-Antoine et Félix, a eu pour fils (19), François-Xavier l’un des demandeurs, ainsi qu’il résulte de l’extrait baptistaire dudit François-Xavier du quatre octobre mil sept cent vingt-un, où  il est désigné fils du feu Magnifique Jean-Jerôme, qui l’était du feu Magnifique Barthélemy, Seigneur d’Istria; Jean-Marie, autre fils de Jules, et frère desdits Jean-Jérôme et Jean-Valère, eut pour fils François, ainsi qu’il résulte de l’extrait mortuaire dudit François, du cinq juin mil six cent quarante-six, ou il est désigné fils de Jean-Marie, Coseigneur d’Istria : il résulte encore qu’il est tel par un acte de quittance par lui passé devant le notaire Laurent Petreto, le neuf juillet mil six cent quarante-cinq ; François eut pour fils Ange, ainsi qu’il résulte de son extrait mortuaire tiré du livre de famille, sans qu’il résulte de quelle année, et d’un acte de procuration reçu par le notaire Petreto, le vingt-quatre févier mil six cent cinquante-cinq ; d’Ange sont issus Jean-Marie et Barthélemy, ainsi qu’il appert, savoir, de Jean-Marie par la foi de sa confirmation, et Barthélemy de son extrait baptistaire du deux Septembre mil six cent soixante-onze ; et en outre ledit Jean-Marie est prouvé tel par un acte de procuration reçu par le notaire Martinetto Petreto, le trente mai mil six cent quatre-vingt-quatorze ; Jean-Marie, l’un desdits enfants d’Ange, eut deux fils : Antoine-Guillaume et Joseph-Antoine, ainsi qu’il résulte de leurs extraits baptistaires, savoir : d’Antoine-Guillaume, du vingt-cinq octobre mil six cent quatre-vingt-dix-neuf et de Joseph-Antoine, du trente janvier mil six cent quatre-vingt-dix-huit ; Antoine-Guillaume, l’un des fils dudit Jean-Marie, a eu trois fils, savoir (17) François-Marie(18) Pierre-Félix et (16) Ignace-François, tous les trois demandeurs, ce qui

est prouvé par leurs extraits, baptistaire savoir; celui de Ignace-François, du deux novembre mil sept cent vingt ; celui de François-Marie du douze octobre mil sept cent vingt deux ; et celui de Pierre-Félix du vingt octobre mil sept cent vingt-quatre; Joseph-Antoine, l’un des enfants de Jean-Marie et frère d’Antoine-Guillaume, a eu pour fils Michel Antoine, ainsi qu’il appert de l’extrait baptistaire dudit Michel-Antoine, du vingt-neuf novembre mil sept cent vingt-quatre ; de Michel-Antoine sont issus (14) Paul-François et (15) Joseph-Antoine, tous deux demandeurs, ce qui est prouvé par leurs extraits baptistaires, savoir : celui de Paul-François, du quatorze mars mil sept cent cinquante ; et celui de Joseph-Antoine, du trois février mil sept cent cinquante-trois ; Barthélemy fils d’Ange et frère de Jean-Marie, a eu trois fils savoir : Antoine-François, Jean-Baptiste et Antoine-Padovan, ainsi qu’il appert de leurs ex­traits baptistaires savoir : d’Antoine-François du dix-neuf janvier mil six cent quatre-vingt-dix neuf ; de Jean-Baptiste, du vingt novembre mil sept cent dix; et d’Antoine-Padovan, du onze juin mil sept cent onze ; et d’Antoine-Padovan, du onze juin mil sept cent onze ; Antoine-François, l’un desdits fils de Barthélemy, et frère de Jean-Baptiste et Antoine-Padovan, a eu deux fils, savoir; (22) Barthélemy et (23) Pierre-Marie, tous deux demandeurs ; leur filiation est prouvée par les extraits baptistaires savoir : celui de Barthélemy, du cinq octobre mil sept cent trente-trois ; et celui de Pierre-Marie, du quatorze janvier mil sept cent trente-huit ; Jean-Baptiste, l’un des fils dudit Barthélémi et frère d’Antoine-François et d’Antoine-Padovan, eut pour fils Paul-François, ainsi qu’il résulte de l’acte baptistaire dudit Paul-François, du neuf novembre mil sept cent trente-quatre ; de Paul-François est issu (13) Jean-Marie, l’un des demandeurs, sa filiation est prouvée par son extrait baptistaire du quinze novembre mil sept cent cinquante-quatre ; Antoine-Padovan, troisième fils de Barthélemy. et frère d’Antoine-François et de Jean-Baptiste, a eu deux fils, dont l’un fut nommé (11) Barthélemy et l’autre  (12) Pierre-Paul , ils sont tous deux demandeurs, leur filiation résulte de leurs extraits baptistaires, savoir : celui de Pierre-Paul du neuf février mil sept cent quarante-deux, et celui de Barthélemy du vingt-neuf août mil sept cent quarante-cinq. Il y a presque dans tous les extraits baptistaires la qualité de Magnifique et Seigneur d’Istria. Vu pareillement un certificat du Curé de la paroisse des demandeurs, par lequel il atteste qu’il n’a pas été possible de trouver d’autre foi de baptême que ceux produits dans le présent arrêt ; cette pièce est du deux décembre de la présente année et authentique. Autre certificat du juge Royal et du procureur du Roi d’Ajaccio du dix-huit du présent moi par lequel il déclare connaître tous les demandeurs et atteste qu’il n’y en a aucun

qui fassent actes dérogeant à la noblesse : Oui le rapport de MM. Baude et Cristofari, Conseillers Rapporteurs, conclusions du Procureur Général du Roi, tout considéré:  

       LE CONSEIL SUPÉRIEUR 

 

admis les titres produits par lesdits Pierre-André, Vincent, Jean-Lucas, Nicolas, Paul-Vincent, Marie-Félix, Jean-Marie, Ariotte-Antoine, Antoine-Guillaume, François-Xavier, Barthélemy, Pierre-Paul, Jean-Marie, Paul-François, Joseph-Antoine, Ignace-François, François-Marie, Pierre-Félix, François-Xavier, Félix-Antoine, Jean-Baptiste, Barthélemy, Pierre-Marie et autre Barthélemy, tous de la Famille de Colonna, comme bons suffisants et valides ; en conséquence, déclare tous lesdits Colonna nobles de noblesse prouvée au-delà de deux cents ans ; ordonne que lesdits Colonna, leurs enfants et descendants jouiront des droits, privilèges, prérogatives et prééminences attachées à ladite qualité, et que le présent Arrêt sera inscrit tout au long sur le registre des familles nobles ayant fait preuves.

      FAIT AU CONSEIL SUPÉRIEUR 

 

 Bastia, le vingt décembre l’an de grâce mil sept cent soixante-treize, et de notre règne le cinquante-neuvième.

Collationné. Signé, S E G U I N, Greffier Chef.

  1. Lib. 20 gennaro nella Citta’ d’Ajaccio.

Extrait en tout comme ci-dessus du Décret ou Arrêt de l’Excellentissime Conseil Supérieur de Corse, dont l’exemplaire authentique, enregistré sur parche­min, a été par nous, Notaire, vu et collationné, et que conserve par-devers lui le Magnifique Pier-Andrea Colonna d’Istria, muni du sceau habituel de l’Excellentissime Conseil, en tout sept feuillets, le présent compris; toujours sous réserve &c. Bien que, &c. En foi, &c.

                                                      Gio-Battista Tortaroli, Notaire

Nous Charles de Buonaparte, Ecuyer, Conseiller du Roi, Assesseur de la Ville et Province d’Ajaccio, faisant fonction de Juge ; et nous, Jacques-Marie Ponte, aussi Ecuyer, conseiller du Roi, Procureur du Roi et Subdélégué de ladite Juridiction, certifions à tous ceux qu’il appartiendra que la signature ci-dessus est celle de Me. Tortaroli, Notaire Royal, et Apostolique, de cette ville, et que foi doit être ajoutée aux actes qu’il passe en sa dite qualité ; en témoin de quoi avons signé le présent et y fait apposer le cachet de nos armes. Fait à Ajaccio, ce vingt-trois Janvier 1776. D E   B U O N A P A R T E    P O N T E.

 

Lieu du cachet                                            Lieu du cachet

12 Avril 1777. Collationné par Nous, Ecuyer, Conseiller-Secrétaire du Roi, Maison Couronne de France et de ses Finances. LA BALME.

F I N


LETTRE DE RECOGNITION DE NOBLESSE

Original